Par billux
Juste un bref article pour résumer la situation, puisque l’information ne manque pas sur internet…
En fin d’après midi, la loi Hadopi a été voté par scrutin public (vous pouvez voir le vote de votre député) comme l’a demandé Mme Billard.
C’est donc sans surprise qu’elle a été adopté, mais cela ne veut pas dire qu’elle sera mise en place pour autant, loin de là !
- Tout d’abord, on a rien à espérer du sénat, les sénateurs socialistes ne viendront carrément pas participer au vote.
- Par contre, les députés de gauche, comme promis, feront appel au conseil constitutionnel, afin “d’adoucir” au moins le texte.
- De son coté, l’eurodéputé français Guy Bono, qui avait défendu en 2 fois le célèbre amendement 138, compte bien le faire valoir à la France : selon l’amendement, en gros, internet ne peut être couper seulement après une autorisation judiciaire, terme totalement inconnu de la ministre Albanel.
Si le Conseil constitutionnel échoue dans sa mission, Guy Bono lancera “une procédure d’infraction contre le gouvernement français pour non respect du droit communautaire”.
- Enfin, si malgré cela, la loi Hadopi serait toujours vivante, je doute très fort qu’elle puisse, de un, se mettre en place de part le manque de budget et du temps de modification des installations des FAI, et de deux, de fonctionner correctement puisque elle est déjà obsolète de manière technique.
J’estime donc que la loi Hadopi n’est plus dangereuse puisque il n’y que très peu de chance qu’elle en sorte indemne. Pour les internautes et plus généralement la démocratie française, il n’y a plus de danger, mais il y a quand même un perdant dans tous ça : ce sont les artistes, puisque du coup, il n’y a toujours pas de nouveau(x) mode(s) de rémunération ADAPTÉ à Internet (donc tenant compte de l’échange et le partage des fichiers) et aux formats numériques (qui permettent de copier de manière infini un fichier) : baser la rémunération sur le nombre n’a plus de sens, et c’est malheureusement ce que beaucoup ont du mal à comprendre / accepter.
Par billux
Cela faisait un petit moment déjà que je cherchais une solution à mon problème, que voici :
Les plasmoïdes c’est bien, mais avec un écran de 13″, l’espace est vite remplit et le beau fond d’écran - résultat de longue heures de recherche sur Internet - a pratiquement disparu.
Il y a évidemment la solution de créer 2 activités, une pour afficher le fond d’écran uniquement, et l’autre réservée aux plasmoïdes. Mais je trouvais pas ça très ergonomique, je voulais que les plasmoïdes s’affichent uniquement avec un raccourcis clavier et aussi par dessus les fenêtres éventuellement ouvertes.
En fait la solution est d’afficher le contenu d’une autre activité (créé spécialement pour) dans le dashboard (accessible avec un Ctrl+F12) de la première. Par défaut, KDE affiche les mêmes plasmoïdes sur le dashboard que sur le bureau mais, bien sûr, il est possible de changer ça.
Ce tuto s’inspire de celui de Aaron Siego. Je ne fais donc que le traduire et l’adapter à ma façon, l’astuce ne vient pas de moi
.
Bon la présentation étant terminé, je crois qu’on peut y aller
- Tout d’abord, il faut créer une seconde activité. C’est cette activité qui contiendra tous vos plasmoïdes et qui s’affichera avec un ctrl+F12 : déverrouillez éventuellement les plasmoïdes si vous les aviez verrouiller, puis, via le menu plasma (le petit icône en haut à droite) dézoomez votre bureau. Vous verrez alors toutes vos activités. Il ne vous reste plus qu’à cliquer sur le bouton ajouter une activité (traduit en fait par espace de travail dans KDE, mais c’est plus long a écrire :p )
- Seconde étape, on va modifie le fichier de configuration de plasma (en gros le service qui gère votre bureau KDE 4). Il faut d’abord arrêter plasma par la commande :
kquitapp plasma
Vous n’aurez plus ni fond d’écran, ni barre des taches, donc à part les fenêtres tout sera noir (c’est le blackout de votre bureau contre hadopi)
Ensuite donc, on va ouvrir le fichier plasma-appletsrc. Sous Kubuntu il est dans
~/.kde/share/config/plasma-appletsrc
Recherchez la ligne plugin=desktop (il doit il en avoir autant que vous avez d’activité). Vous remarquerez qu’il est dans un groupe de données qui commence par la ligne [containments][#]. Les conteneurs sont par exemple les tableaux de bords, les activités, l’espace central d’amarok 2,… . # est l’identificateur du conteneur, ici de votre activité. Chez moi, ça donne :
[Containments][131]
activity=Bureau
desktop=-1
formfactor=0
geometry=0,0,1280,800
immutability=1
location=0
plugin=desktop
screen=0
wallpaperplugin=image
wallpaperpluginmode=SingleImage
zvalue=0
et :
[Containments][264]
activity=
desktop=-1
formfactor=0
geometry=1286,0,1280,800
immutability=1
location=0
plugin=desktop
screen=-1
wallpaperplugin=image
wallpaperpluginmode=SingleImage
zvalue=0
Retenez bien les 2 identificateur d’activité qui vont nous servir plus loin (ici 131 et 264).
Ouvrez maintenant le fichier de conf de plasma. Sous Kubuntu il est ici :
~/.kde/share/config/plasmarc
Recherchez le groupe de données [ViewsIds]. Il associe les identificateurs des conteneurs à ceux des vues :
[ViewIds]
264=11
131=10
23=8
90=9
Vous retrouver donc les numéros qui été présents dans le fichier précédent, 131 et 264 pour moi.
Maintenant, le point clé du tuto : associer la vue de la seconde activité dans le dashboard de la première :
[PlasmaViews][Ids]
DashboardContainment=#
(à rajouter à la suite des autres groupes [PlasmaViews]).
Ids correspond à l’identificateur de vue de votre activité courante (ici 10) et # à celui de la nouvelle activité (ici 264).
Voila il n’y a plus qu’à enregistrer et redémarrer plasma :
plasma
Si vous ne vous êtes pas perdu dans tous ces identificateurs (ce qui n’est pas difficile, il faut l’avouer), vous ne devriez pas avoir les mêmes plasmoïdes sur le bureau que sur le dashboard. A vous après de les ajouter comme vous voulez et de laisser le bureau libre, ou en laisser quand même quelques uns.
À noter que pour la prochaine version (KDE 4.3), il y aura juste une case à cocher pour avoir cette astuce…
Par billux
Ceci est la suite de mon billet précédent, dans lequel je criais victoire pour le rejet de l’Hadopi. J’apporte donc une petite précision : C. Albanel a décidé de faire une seconde lecture du texte, d’abord au Sénat, puis à l’Assemblée. Le vote de la loi n’est alors que retardé jusqu’à la fin du moi d’Avril.
Étant donné l’effet de surprise créé par les députés de l’opposition qui sont apparus au dernier moment (voir les innombrables news de PCinpact), je doute que les députés UMP se laissent avoir une seconde fois.
D’ailleurs, quand j’entends dire les députés UMP qui dénoncent les socialistes d’un “acte de flibuste” (je ne sais plus quel député a dit ça) en faisant entrer une grande partie de ses député au dernier moment, moi je leur dit qu’ils n’ont tout simplement pas réussit à mobiliser assez leur députés. Ils sont payés pour ça et ils ne viennent même pas assister au débat, je trouve ça honteux, il y avait encore un très faible pourcentage de députés présents, bien que supérieur aux 16 de la dernière fois. Selon C. Paul, entre ceux qui sont partis en vacances, ceux qui sont partis manger (dont F. Lefebvre qui a d’ailleurs créé son propre parti manger) et ceux qui ne veulent pas être responsable du vote de cette loi, mais n’osent pas s’y opposer, les députés UMP dans l’hémicycle se faisaient rares…

dessin issu du blog de vidberg
Par billux
À l’assemblée Nationnale le jeudi 9 avril vers 13h 15 (date qui deviendra historique pour l’histoire d’Internet), la loi Hadopi ou Création et Internet a été rejeté par la majorité (21 votes contre et 15 pour), et ce, à la grande surprise de tous !
Les partis des Verts, des Communistes et des Socialistes se sont opposés, ainsi que le député Dionis du Séjour qui s’est démarqué de son groupe Nouveau Centre pour s’y opposer également.
J’ai eu du mal à le croire, quand le président de séance a annoncé qu’elle n’était pas adopté, mais c’est bien la vérité
Internet est sauvé, ce soir mon blog ne sera plus noir !